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"L'art, ça ne soigne pas la folie,
mais ça permet de la vivre."
Joël DELAUNAY


Musée Art et Déchirure Sotteville-lès-Rouen
  1. Merci pour votre commentaire. Pour cette demande, le passage par le mail "contact" dans "Infos pratiques" serait sans doute plus…

  2. Bonjour, Mon compagnon et moi-même souhaitons assister à la conférence « Ce que l’Art Brut a fait à André ROBILLARD…




Exposition André ROBILLARD

du 25 mars au 24 septembre 2023
au Musée Art et Déchirure – Sotteville-lès-Rouen

Samedi 25 mars 2023 14h-17h


André ROBILLARD

André ROBILLARD, né en 1931, est un auteur d’art brut choisi par Jean Dubuffet pour entrer dans sa collection dès 1964. En 1982, il rejoint celle de L’Aracine qui a intégré le LaM (Villeneuve d’Ascq) en 2010.
André ROBILLARD a été accueilli plusieurs fois par Art et Déchirure : lors du 3ème festival en 1992, puis en 1998 et avec « Tuer la misère » en 2010.

Des fusils pour tuer la misère

Ouverture du musée : émotion et engagement

Rouverture : le (presque) direct

André Robillard, reporter spatial

Conférence « Ce que l’art brut a fait à André Robillard »

Collection : Marie-Claude DESMONT

Marie-Claude DESMONT a exposé son travail dans le cadre d’Art et Déchirure lors de la première édition du festival en 1989. Le Musée Art et Déchirure a conservé d’elle plusieurs grand panneaux représentant des figures féminines en pied grandeur nature datés de 1975.

Marie-Claude DESMONT,
Sans titre, technique mixte, 1975,
collection Musée Art et Déchirure
photo JFG

Marie-Claude DESMONT,
Sans titre, technique mixte, 1975,
collection Musée Art et Déchirure
photo JFG

Marie-Claude DESMONT,
Sans titre, technique mixte, 1975,
collection Musée Art et Déchirure
photo JFG

Marie-Claude DESMONT,
Sans titre, technique mixte, 1975,
collection Musée Art et Déchirure
photo JFG


Extrait du catalogue du Festival Art et Déchirure 1989 :

p.21.
« peintre rouennais exposant régulièrement sur rouen, en permanence à la galerie médioure, 74 rue d’amiens à rouen. plusieurs exposition à paris et ailleurs, jusqu’à tokyo
elle a édité un livre de poésie : « empreintes à la gouache » et 5 cartes postales. son thème de prédilection est une image mi-humoristique, mi-tragique de l’homme et de la femme dans les facettes de la société jusqu’à l’état d’immortel. elle peut peindre aussi les bateaux à marseille et la pluie parisienne, les jeux des enfants ou faire des gravures de très grand format. elle possède un diplôme national de gravure. »

Collection : Christiane BODEN

Christiane est née le 27 avril 1952 à Huy en Belgique. Artiste accomplie, elle partage son talent entre le dessin et la terre. Sa technique de prédilection étant le pastel gras, elle réalise au préalable, à une extraordinaire vitesse, une série innombrable d’esquisses de personnages tout droit sortis de son imaginaire. Tantôt bonhommes, tantôt animaux, très colorés, ses croquis se retrouvent ensuite sur des plaques de terre ou sur papier dessin. Le format n’a pas d’importance pour Christiane, c’est la spontanéité du trait qui guide son œuvre.

Christiane BODEN, Géant I (détail), pastel, Atelier Campagn’Art, Neufvilles (Belgique), 2010, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

Collection : Florence GRATIEN

Florence GRATIEN, sans titre, tissu brodé, 40 x 30 cm, Musée Art et Déchirure

Florence GRATIEN, Vœux pieux, 2012, collection Musée Art et Déchirure

Des souvenirs d’enfant affolé  « mon Dieu faites que papa ne rentre pas », d’adolescente énamourée « mon Dieu faites que CE garçon me regarde », de parent excédé « mon Dieu faites qu’il ait son Bac », les VŒUX PIEUX sont ceux qui nous faisaient croire qu’en faisant semblant de fouiller dans notre cartable le prof nous oublierait et interrogerait plutôt notre voisin ou qu’en croquant des mentos notre mère ne sentirait pas qu’on avait fumé. Vœux pieux universels, religieux, naïfs, égoïstes, politiques, thérapeutiques,  vœux de bazar, vœux des pauvres, vœux des vivants pour les morts et SAINTS PATRONS, papas et mamans géants et tout puissants qui nous protègent et nous guérissent, chamanes de Normandie ou de Bretagne, je suis assise et je regarde, je dessine le visible et l’invisible.

Florence Gratien

Collection : Marie-Claude CASABO

Marie-Claude CASABO, huile sur toile, 2010, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :

Mon atelier se situe au-dessus du Robec ; je le vois en enfilade à travers une grande fenêtre industrielle – image prégnante de la verticalité –
J’aime que ça réponde, et vite ! Pas de glacis, la PEINTURE ne m’intéresse pas ; feutres indélébiles, crayons, couleurs diverses, papiers de soie, morceaux déjà peints …
Dans ce cadre déterminé, avec ces exigences, – dans l’attente – je retrouve la rangée de clowns commencée par la maîtresse, au tampon, sur le cahier du jour et qu’il fallait terminer…Tant pis ! Tant mieux !…
Puis me voilà devant la terre et son odeur, son goût, la courtilière, énorme et noire, …et les tous premiers étonnements – être là pour les recueillir – les premières vraies questions !
« Eplucher les haricots devant la mer ». Ces mots s’échappent, poésie intérieure liée aux souvenirs, aux lectures, aux autres … Mon corps, mon inconnu, se libère par ma main … pour peu que moi, j’y veille !
En essayant de sauver au mieux ce travail, de la séduction, je le mène, je le libère petit à petit : oublis, manques, égarements, inhabilités, blancs, l’enrichissent !
Ma peinture, ce n’est que le travail de ce corps qui suit, au mieux, le tiraillement de son désir, au plus près (prêt).
…tiraillement, résistance, perplexité, vacillation, indécision, choix, détermination, facilité…

Collection : Bertrand THOMASSIN

Bertrand THOMASSIN, Les Remparts de Saint-Malo, peinture, bois, cuivre, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG
Bertrand THOMASSIN, Les Remparts de Saint-Malo (détail), peinture, bois, cuivre, collection Musée Art et Déchirure – (photo JFG)
Bertrand THOMASSIN, Sans titre, peinture, bois, cuivre, collection Musée Art et Déchirure – (photo JFG)

Né en 1963. Sculpteur, rêveur, arpenteur de plages, chineur de bois flottés.
Beaux-Arts de ROUEN de 1981 à 1983, puis Espagne et Portugal. Basé à Dieppe depuis 20 ans. Il travaille avec des matériaux simples, bois flottés, déchets industriels, fil de fer, assemblés puis peints.

Collection : Jean-Christophe HUMBERT

Jean-Christophe HUMBERT, IRM 3, pigments et colle sur toile, sable, clous, capsules, 2013, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2016 :

À défaut de pouvoir comprendre ce qu’il se passe dans la tête de mes personnages, je cherche à regarder ce qu’ils ont dans le ventre. Nous sommes scannés, radiographiés, décortiqués au microscope, tranchés en imagerie par résonance magnétique pour tenter de mieux nous connaitre. Mon univers s’est peuplé de personnages hybrides, mi-hommes mi-mantes, certains bicéphales le ventre ouvert, nu, marqué d’une griffure, d’une signature…ma signature ? Le corps devient un paysage intérieur avec ses artères, ses chemins de traverses, ses chemins buissonniers. Une cartographie fantaisiste où se croisent stomac, épithélium, rachis, enképhalos, médusa spinalis, capillaries. Je construis un monde parallèle où se télescope ma vie, ce que j’ai appris de mes parents, de mon passage aux Beaux-Arts de Paris, de ma curiosité des peuples non cartésiens où l’esprit n’est pas séparé du corps, où l’art fait un tout avec l’humain. En intégrant aussi des éléments extérieurs à la peinture, celle-ci devient peut-être un objet fétiche, absorbant mes peurs, mes inquiétudes pour me permettre d’acquérir une certaine sérénité.

Jean-Christophe HUMBERT

Collection : Pascal LALOY

site

Pascal LALOY, figure, gouache, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

« La figure humaine a été mon sujet unique pendant une bonne vingtaine d’années. D’abord des têtes, seules. »

Ailleurs tchèque : un documentaire

L’art brut tchèque d’Ota Prouza | ARTE Regards

Depuis plus de cinquante ans, l’artiste Ota Prouza vit dans un foyer pour handicapés mentaux d’une petite ville du nord de la Bohême, près de la frontière allemande. Fasciné par les paysages urbains, il les retranscrit à travers d’amples dessins, sur des bandes de papiers collés ensemble. Ses œuvres sont exposées dans le monde entier.
Reportage (Allemagne, 2022, 32mn) – disponible jusqu’au 21/09/2023

Collection : Inès LOPEZ-SANCHEZ MATHÉLY

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Inès LOPEZ-SANCHEZ MATHÉLY, sans titre, terre cuite et métal, 2019, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG
Inès LOPEZ-SANCHEZ MATHÉLY, sans titre, terre cuite et métal, 2019, collection Musée Art et Déchirure – photo JFG

La Mémoire des êtres (2020) réalisateur Jean-Christophe Pratt.
« Ce film souligne la Fragilité de l’Humain en 3 cycles de vie. L’Exode – Inès, d’origine espagnole y est sensibilisée -, la Marcescence, entrée dans l’Âge mûr et le dernier passage avec Janus, dieu romain. La voix lyrique d’Inès inspire la bande son, conçue avec Jean-Christophe Pratt.»

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :

DÉMARCHE
Pour continuer à explorer la fragilité de l’Être humain, j’ai choisi de travailler à partir du matériau terre. « Tu es né poussière, tu retourneras poussière ». Cette phrase extraite de la Bible dit bien la précarité de l’Homme dans sa longévité. La terre est composée de poussière ; de restes humains, de restes végétaux.
La terre est friable lorsqu’elle est crue. C’est une matière vivante, de son aspect humide elle sèche puis fini par se craqueler et s’effriter dans le temps. C’est un peu à notre image lorsque nous vieillissons. Les rides apparaissent, le corps se transforme et s’affaiblit. Depuis des millénaires, l’Homme cuit la terre. Elle est plus résistante après cuisson. Elle perd sa plasticité, attention à ne pas la faire tomber ; elle casse, mais ses débris restent pérennes. En façonnant la terre, j’exprime la fragilité de l’Être à travers la rigidité de la matière.

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2017 :

Maturescence – l’âge mûr
Montrer la maturescence du corps vieillissant
Accompagner l’esprit dans la transformation du corps dû aux poids des ans
Accueillir la beauté du corps dans ce qu’il nous transmet de son histoire au delà d’une transformation physique, une série de troubles jusqu’alors inconnus surgissent. Les premières rides apparaissent, la chair s’affaisse et malgré une forme physique toujours présente, les prémices de l’Age Mûr sont là.
Elles annoncent la vieillesse
La vieillesse fait peur ; elle induit la perte de la beauté, de l’énergie, de la crédibilité auprès d’autrui, la solitude, la dépendance…
C’est une nouvelle étape de vie.
cette tranche de vie est une opportunité qui peut aider dans l’acceptation de son évolution.
J’ai travaillé la terre crue, pour dire la fragilité de la vieillesse. Ce médium montre la transformation du corps dans la peau qui se fripe et ploie.
C’est de la terre que j’ai recueillie. Elle est claire,
Sa couleur est celle de la peau diaphane, celle des personnes âgées. Les personnages féminins et masculins, sont nus, en équilibre. Nus, parce que seuls avec eux-même et dans la vérité de l’instant présent face à l’inévitable.En équilibre, pour comprendre et trouver l’harmonie et ainsi déployer toute la beauté qui les habite.
Inès LSM